Prêts hypothécaires en franc suisse

Le cours euro/franc suisse était de 1,01 au 29 janvier 2015 au lieu de 1,20 au 15 janvier.

Le principal à rembourser et les taux d’emprunts sur l’euro/franc ont par voie de conséquence augmenté de 20%.

Selon l’Agefi « l’encours des emprunts toxiques souscrits par les collectivités territoriales restait important à la fin de l’année 2014. Il était de 6,3 milliards d’euros au bilan de la Société de financement local (Sfil) contre 8,5 milliards deux ans plus tôt (…). Chez Dexia, qui a cédé l’essentiel de ses prêts à la Sfil, l’encours des emprunts toxiques est passé sous la barre de 1,2 milliard d’euros à la fin de 2014, contre 2,3 milliards d’euros initialement »

De nombreux particuliers, en particulier frontaliers, qui ont également souscrit des prêts hypothécaires en franc suisse, se trouvent dans la même situation.

La réévaluation du franc suisse par rapport à l’euro sanctionne les emprunteurs, les investisseurs et les courtiers en devises

Le franc suisse a grimpé de 20% par rapport à l’euro depuis la décision de la Banque nationale suisse du 15 janvier 2015 de cesser de soutenir l’euro sur les marchés financiers pour empêcher l’appréciation du franc.

Les épargnants français qui ont contracté un emprunt libellé en franc suisse sont donc lourdement pénalisés.

Selon la presse, plus de 4600 ménages français ont contracté des prêts immobiliers indexés sur le franc suisse.

Le capital à rembourser a augmenté, compte tenu de la réévaluation du franc suisse, de +40% depuis 2008, la hausse du franc suisse ayant provoqué, par voie de conséquence, une hausse considérable du coût de la dette.
Les courtiers en devises sont également touchés compte tenu de leur obligation de couvrir les pertes que leurs clients ayant investi sur le marché des changes (Foreign Exchange Market – Forex), via des sites de trading online permettant des investissements à fort effet de levier, ne peuvent pas assumer.

Selon le Figaro du 21 janvier 2015,  » la brutale hausse du franc suisse a généré des pertes massives. De nombreux acteurs du secteur ont tremblé sur leurs bases, et certains ont même fait faillite. Ainsi d’Alpari UK, qui s’est déclaré en cessation de paiement le 16 janvier. L’un des plus gros acteurs du secteur, FXCM, a de son côté frôlé la catastrophe (…) après avoir déclaré 225 millions de dollars de pertes ».